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Printemps 2012 

du 18 mars au 3 juin

Nicolas Chatelain

Nicolas Chatelain investit la suite des alcôves de l’ancienne bergerie, entièrement réaménagée. Il y présente un ensemble de peintures-objets, toutes produites lors de sa résidence à Kerguéhennec. Un travail lent de recouvrement et d'effacement, des pièces souvent de petite taille, peu spectaculaires. L’espace intimiste de l’ancienne bergerie invite chaque regard à se pencher sur cette œuvre sensible, à la fois méditative et contemplative. L’ensemble joue avec la lumière changeante du lieu ; les ombres portées sur le mur, fortement colorées, parfois presque blanches, transforment les volumes et enrichissent encore notre perception. La sensation de la couleur se lie alors étroitement à celle de la lumière et de l’espace, le tout extrêmement vibrant et vivant. Le regardeur est invité à partager une expérience picturale rare.

Dominique De Beir

Dominique De Beir présente au château un ensemble d'œuvres choisies pour le lieu ainsi que la création de nouvelles pièces, dont certaines réalisées spécifiquement. Son travail de dessin, qui procède essentiellement par perforation à l'aide d'instruments que l'artiste conçoit, fabrique ou fait fabriquer, investit tant l'espace du mur que celui des vastes volumes des salles du 1er étage. L'ensemble joue avec les qualités du lieu, comme le grand dessin qu’elle a créé pour la porte-fenêtre sud, qui, à l’instar du dispositif qu’elle avait mis en place l’an passé au musée du Louvre, occulte la perspective historique pour révéler des qualités de lumière et de dessin.

Pierre-Alexandre Remy

Portrait cartographique

Ce printemps à Kerguéhennec célèbre l’arrivée d’une nouvelle sculpture dans le parc. En effet, le Département du Morbihan a souhaité acquérir l’œuvre de Pierre-Alexandre Remy présentée dans le cadre de l’exposition Paysage(s) à l’automne dernier. Cette sculpture monumentale, entièrement conçue et réalisée dans le cadre d’une résidence de recherche et de création à Kerguéhennec, reprend la cartographie du Domaine pour construire une topographie sculpturale singulière. La structure d’acier qui supporte les lignes d’élastomère colorées, désormais galvanisée, scintille au creux d’une clairière située au bord de l’étang, sur l’autre rive.

Peter Soriano

La proposition de Peter Soriano articule étroitement pratique d'atelier et pratique d'in situ et orchestre dans les trois vastes nefs des anciennes écuries, une peinture murale monumentale, un ensemble de dessins sur papier et dix pièces produites dans l'atelier new-yorkais de l'artiste, retranscrites et réinterprétées pour le site.

www.petersoriano.com

Paysage(s)

du 16 octobre 2011 au 1er janvier 2012

Nicolas Chatelain

Le rez-de-chaussée du château accueille une installation de peintures nomades de Nicolas Chatelain, des peintures réalisées durant une marche dans le sillage de Cézanne, une tentative d’approche de la montagne Sainte-Victoire. Peintures-objets, peintures-volumes, mises en espace de façon temporaire dans un dispositif où l’instabilité et la précarité demeurent.

Franck Gérard

Franck Gérard, en résidence de septembre 2011 à septembre 2012, présente ses premières photographies du Domaine, un travail d’approche de ce vaste lieu aux entrées multiples, et de son territoire ; il s’attarde sur le parc, que l’on dit paysager, ses perméabilités au paysage environnant. Comment l’espace du parc, au contraire de la figure du jardin clos, favorise les échanges avec le monde extérieur. Il s’intéresse aux conséquences de la configuration complexe de ce parc, ni totalement ouvert, ni totalement fermé, sur sa fréquentation et les usages qui s’y inventent. Il montre en quoi le Domaine est un lieu essentiellement polymorphe.

www.franckgerard.eu

Rémy Jacquier

Dans l’ancienne bergerie, un second parcours présente un ensemble important de fusains de Rémy Jacquier. Hybridations de figures fantastiques, de paysages imaginaires et d’architectures improbables, les fusains, de grand format, révèlent toute la puissance du dessin. Fortement en lien avec son travail de sculpture – architectures et instruments de musique –, le travail de dessin met en jeu le corps, dans l’ampleur des formats, et questionne la vision, qui se trouble : trop près, trop loin ? Il est question d’échelle et de distance. Les vastes dessins, accrochés bas, de plain-pied avec le visiteur, engagent le corps du spectateur dans son entier, le menaçant parfois d’absorption, par vertige. Un dessin à la fois très mental et très physique, qui se présente aussi comme un environnement... Et toujours un piège à regards, comme les architectures et les instruments.

remyjacquier.blogspot.fr

Grégory Markovic

Grégory Markovic présente des dessins au fusain, monumentaux, réalisés sur le motif, durant sa résidence. Un hymne au règne du végétal : touffeur des frondaisons, souplesse des branchages, légèreté de la lumière à travers les feuillages… Se dégage la sensation d’une vie propre, comme parallèle, à la fois profondément étrangère et absolument familière. Les dessins, hyper-réalistes, deviennent étonnamment abstraits. Les catégories se brouillent. Le format plonge le spectateur dans un mouvement de re-connaissance salutaire qui rompt avec la rapidité des images toutes faites et des représentations convenues. Le dessin suspend le spectateur dans sa quête insatiable de ressemblance et le retient pour un exercice d’ascèse dont le regard sortira fortifié.

www.gregorymarkovic.net

Vincent Mauger

Les œuvres de Vincent Mauger parlent de la perte d’autonomie des objets et des catégories au profit de dispositifs plus vastes et plus complexes. L’ensemble bouscule nos repères. Il est aussi grandement question de la façon dont les formes issues de l’imagerie virtuelle troublent aujourd’hui nos représentations. Du prototype au modèle, et retour : la modélisation informe le dessin et le volume qui s’altèrent opportunément lors de leur réalisation ; cet écart nous amène alors à reconsidérer le modèle et son image dans leur insoumission à toute tentative de modélisation comme de représentation...

Pierre-Alexandre Remy

Prenant tout autant de distance, mais par d’autres moyens, Pierre-Alexandre Remy modélise des formes de paysages ; les soubassements d’une construction topographique, architecturée, sont fortement présents. Ils désignent autant l’effort de conceptualisation, intellectuelle, mentale, et de distanciation, nécessaire à l’appréhension de ce vaste champ, que l’écart qui sépare le modèle de sa modélisation. Dessin, sculpture, installation : les pièces produites durant sa résidence, s’apparentent à de vastes dispositifs qui invitent au déplacement, physique et mental. 

pierrealexandreremy.blogspot.fr

Michaële-Andréa Schatt

Au 1er étage du château, une exposition-parcours s’attache à présenter les diverses modalités d’apparition de la question du paysage dans l’œuvre de Michaële-Andréa Schatt, à travers des pratiques diverses de peinture, dessin, gravure et photographie. Paysages de près et de loin, invasives, Paysages-manteaux... Le paysage de M-A Schatt est toujours stratifié : superpositions, juxtapositions, dédoublements ; le paysage comme tissage, maillage. L’artiste a séjourné au Domaine au printemps et durant l’été. Un carnet de résidence rend compte de ce travail : notes, photos, croquis, esquisses… Les œuvres réalisées durant cette résidence complètent un ensemble d’œuvres produites ces quinze dernières années. 

michaeleandreaschatt.fr

Eric La Casa (en collaboration avec Michaële-Andréa Schatt)

Dans l’ancienne bibliothèque, M-A Schatt poursuit, avec Éric La Casa, un travail de création sonore où il est question de la relation étroite qu’entretiennent les mots et les images : nommer le paysage, toponymie et topographie, images et récits, perceptions et sensations, sens et sensation sont intrinsèquement mêlés.

ascendre.free.fr

Un été à Kerguéhennec

du 26 juin au 25 septembre 2011

Rainer Gross

Au bout

À proximité du château, un gigantesque ruban noir s’élève, s’enroule, engageant un véritable dialogue avec deux séquoias géants. Cette figure géométrique telle le ruban de Möbius invite à lever les yeux vers le feuillage et vers le ciel. 

Cette œuvre a été réalisée dans le cadre d'une résidence, avec le soutien du programme Odyssée – Réseau européen des Centres culturels de rencontre.

Christian Jaccard

Énergies dissipées - Tableau éphémère (création 2011)

Un peu en retrait, la chapelle du Domaine est transfigurée par le Tableau éphémère. Le geste, comme dans un rituel religieux, a fait émerger une flamme et la suie s’est déposée sur les murs. Les fumées incandescentes ont dessiné un paysage, une fresque murale symbolique sur le passage entre la vie et la mort. L’exposition propose aussi des créations, des sculptures, des dessins, des photos et un film réalisé par Illés Sarkantyu pendant la résidence de l’artiste.

Pierre Tual

Parcours

L’exposition propose un parcours dans l’œuvre du sculpteur. Les sculptures sont exposées dans le parc et dans les écuries et les dessins accrochés dans l’ancienne bergerie. Un travail souple, précis et épuré à partir d’une unique feuille de métal découpée, pliée et recourbée. Les sculptures s’insèrent avec élégance dans le paysage.

www.pierre-tual-sculpture.com

En regard(s)

du 20 février au 22 mai 2011

Pierre Tal Coat

Pour cette pette première exposition de la collection Pierre Tal Coat, le Domaine invite trois artistes à présenter leur travail en regard de cette collection. La présentation des œuvres a été confiée à deux artistes, Nicolas Chatelain et Marcel Dupertuis, qui a côtoyé Tal Coat lors de ses séjours à Saint-Prex.

Gabriele Chiari

Dans la bergerie, les aquarelles de Gabriele Chiari dialoguent, à distance, avec les aquarelles de Tal Coat. Comme Tal Coat, Gabriele Chiari s’empare d’un médium traditionnel, et le renouvelle de façon très singulière. Leurs démarches sont très différentes – un travail souvent sur le motif, chez Tal Coat, et d’une grande spontanéité ; un long processus, détaché de l’observation du réel, qui précède l’apparition de l’œuvre chez Gabriele Chiari. Cependant, bien que formellement très différentes, les deux œuvres travaillent essentiellement avec le blanc, le vide, la réserve (le blanc du papier), et toutes deux convoquent une même sensation de l’espace.

www.gabrielechiari.at

Robert Janitz

Au château, en relation étroite avec les œuvres de Tal Coat, est présenté un ensemble de peintures récentes de Robert Janitz. Si l’œuvre de Gabriele Chiari dialogue avec la dimension aérienne et aquatique des aquarelles de Tal Coat, celle de Robert Janitz est davantage à rapprocher de la dimension terrienne voire chtonienne de ses peintures, et singulièrement des œuvres des vingt dernières années, celles qualifiées, à tort, de monochromes et d’abstraites – ce qu’elles ne sont jamais, à la différence des peintures de Robert Janitz. Il n’empêche que les enjeux picturaux de ces peintres peuvent être rapprochés ; des qualités de matière et de couleur si singulières chez l’un et chez l’autre – tous deux éloignés d’une quelconque volonté de séduction – d’où ressort une même qualité de lumière et d’espace.

Pascal Pesez

Dans les écuries, Pascal Pesez montre un ensemble de polyptyques monumentaux qui, tels des retables, s’ouvrent pour déployer de vastes étendues baignées d’une lumière froide. Comme chez Tal Coat, semblent émerger de ces paysages des figures que l’on ne saurait nommer précisément. Se joue, chez les deux artistes, la même question du rapport au réel : un ancrage très fort dans le monde (dans une matière, une lumière, un paysage, de vastes étendues de champs et de ciels) et une relation toute personnelle qui engage profondément quelque chose du corps, et de la figure.

Exposition de Jean-Louis Gerbaud

du 7 novembre 2010 au 13 février 2011

L’exposition consacrée à Jean-Louis Gerbaud présente des œuvres réalisées de 2007 à 2010. La pratique picturale de l'artiste inverse l'usage habituelle de la peinture posée derrière la vitre. Ici, la couleur n'a pas besoin de passer derrière, l'artiste provoque des jeux de contrastes colorés, et travaille l'espace-lumière. Pas de châssis, pas d'envers de la toile, aucune histoire de support mis à contribution comme dans la démarche de Simon Hantaï (travail sur le pliage). Aujourd'hui, ses compositions évoluent encore et l'artiste utilise le pigment le moins possible et travaille en glacis. Pour Jean-Louis Gerbaud, le glacis libère l'expression du vivant, de la pensée.

Faire face – Janos Ber

du 3 juillet au 14 novembre 2010

Faire face est une exposition de Janos Ber conjointement organisée par le musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis et le Domaine de Kerguéhennec. L’exposition présentée au Domaine permet de découvrir les étapes clés du parcours de l’artiste et de comprendre, qu’au-delà des ruptures apparentes entre les différentes périodes qui se succèdent, il existe une ligne continue sous-jacente : la mise en tension de la construction de la forme et de la circulation du flux.