Élise Beaucousin

Avril-mai 2012

« Au Domaine de Kerguéhennec, à l’automne, j’exposerai un dessin à la mine de plomb présenté à la manière d’une carte sur un plan horizontal. Transparence, mouvement et symétrie : le dessin se déploie sur un plateau d’acier, invitant à parcourir les surfaces, les rassemblant par le regard, en s’immergeant dans un espace que j’aimerais insaisissable » Élise Beaucousin

Voir exposition automne 2012

Charles-Henry Fertin

Avril-juin 2012

Franck Gérard

Septembre 2011-septembre 2012

« Regard tendu, attentif au "presque rien", aux incidents passagers, mes instantanés captent une espèce de beauté qui n'apparaît qu'à la condition qu'on observe la nature et la vie dans ce qu'elles ont d'irréductiblement fragile et éphémère. Cette attention, qu'on peut dire minimaliste, est peut-être la manière la plus apte à mettre en évidence la dimension vitale du paysage. Le Domaine de Kerguéhennec a une forte dimension autarcique ; une nature à priori "sauvage" côtoie des cultures, un parc ou encore un arboretum. C’est une "île" où je serai captif d’un périmètre, une forme de quarantaine imposée par les seuils du domaine. À travers les saisons, je révèlerai, de septembre 2011 à septembre 2012, les usages de ce territoire physique et fictif dans ses dimensions sociales, politiques et environnementales. »

Franck Gérard, août 2012

Voir exposition automne 2012

Voir exposition Paysage(s)

www.franckgerard.eu

Collection Tal Coat - Printemps 2012

L’exposition montre, à travers une sélection d’œuvres graphiques, de peintures et d’aquarelles, les rapports de Tal Coat avec la préhistoire.

Printemps 2012 

du 18 mars au 3 juin

Nicolas Chatelain

Nicolas Chatelain investit la suite des alcôves de l’ancienne bergerie, entièrement réaménagée. Il y présente un ensemble de peintures-objets, toutes produites lors de sa résidence à Kerguéhennec. Un travail lent de recouvrement et d'effacement, des pièces souvent de petite taille, peu spectaculaires. L’espace intimiste de l’ancienne bergerie invite chaque regard à se pencher sur cette œuvre sensible, à la fois méditative et contemplative. L’ensemble joue avec la lumière changeante du lieu ; les ombres portées sur le mur, fortement colorées, parfois presque blanches, transforment les volumes et enrichissent encore notre perception. La sensation de la couleur se lie alors étroitement à celle de la lumière et de l’espace, le tout extrêmement vibrant et vivant. Le regardeur est invité à partager une expérience picturale rare.

Dominique De Beir

Dominique De Beir présente au château un ensemble d'œuvres choisies pour le lieu ainsi que la création de nouvelles pièces, dont certaines réalisées spécifiquement. Son travail de dessin, qui procède essentiellement par perforation à l'aide d'instruments que l'artiste conçoit, fabrique ou fait fabriquer, investit tant l'espace du mur que celui des vastes volumes des salles du 1er étage. L'ensemble joue avec les qualités du lieu, comme le grand dessin qu’elle a créé pour la porte-fenêtre sud, qui, à l’instar du dispositif qu’elle avait mis en place l’an passé au musée du Louvre, occulte la perspective historique pour révéler des qualités de lumière et de dessin.

Pierre-Alexandre Remy

Portrait cartographique

Ce printemps à Kerguéhennec célèbre l’arrivée d’une nouvelle sculpture dans le parc. En effet, le Département du Morbihan a souhaité acquérir l’œuvre de Pierre-Alexandre Remy présentée dans le cadre de l’exposition Paysage(s) à l’automne dernier. Cette sculpture monumentale, entièrement conçue et réalisée dans le cadre d’une résidence de recherche et de création à Kerguéhennec, reprend la cartographie du Domaine pour construire une topographie sculpturale singulière. La structure d’acier qui supporte les lignes d’élastomère colorées, désormais galvanisée, scintille au creux d’une clairière située au bord de l’étang, sur l’autre rive.

Peter Soriano

La proposition de Peter Soriano articule étroitement pratique d'atelier et pratique d'in situ et orchestre dans les trois vastes nefs des anciennes écuries, une peinture murale monumentale, un ensemble de dessins sur papier et dix pièces produites dans l'atelier new-yorkais de l'artiste, retranscrites et réinterprétées pour le site.

www.petersoriano.com

Peter Soriano

Janvier-mars 2012

Résidence dans le cadre du programme Odyssée proposé par le réseau européen des Centres culturels de rencontre.

Voir exposition printemps 2012

www.petersoriano.com

Nicolas Chatelain

Automne 2011 / janvier-mars 2012

Vincent Mauger

Octobre 2011

Paysage(s)

du 16 octobre 2011 au 1er janvier 2012

Nicolas Chatelain

Le rez-de-chaussée du château accueille une installation de peintures nomades de Nicolas Chatelain, des peintures réalisées durant une marche dans le sillage de Cézanne, une tentative d’approche de la montagne Sainte-Victoire. Peintures-objets, peintures-volumes, mises en espace de façon temporaire dans un dispositif où l’instabilité et la précarité demeurent.

Franck Gérard

Franck Gérard, en résidence de septembre 2011 à septembre 2012, présente ses premières photographies du Domaine, un travail d’approche de ce vaste lieu aux entrées multiples, et de son territoire ; il s’attarde sur le parc, que l’on dit paysager, ses perméabilités au paysage environnant. Comment l’espace du parc, au contraire de la figure du jardin clos, favorise les échanges avec le monde extérieur. Il s’intéresse aux conséquences de la configuration complexe de ce parc, ni totalement ouvert, ni totalement fermé, sur sa fréquentation et les usages qui s’y inventent. Il montre en quoi le Domaine est un lieu essentiellement polymorphe.

www.franckgerard.eu

Rémy Jacquier

Dans l’ancienne bergerie, un second parcours présente un ensemble important de fusains de Rémy Jacquier. Hybridations de figures fantastiques, de paysages imaginaires et d’architectures improbables, les fusains, de grand format, révèlent toute la puissance du dessin. Fortement en lien avec son travail de sculpture – architectures et instruments de musique –, le travail de dessin met en jeu le corps, dans l’ampleur des formats, et questionne la vision, qui se trouble : trop près, trop loin ? Il est question d’échelle et de distance. Les vastes dessins, accrochés bas, de plain-pied avec le visiteur, engagent le corps du spectateur dans son entier, le menaçant parfois d’absorption, par vertige. Un dessin à la fois très mental et très physique, qui se présente aussi comme un environnement... Et toujours un piège à regards, comme les architectures et les instruments.

remyjacquier.blogspot.fr

Grégory Markovic

Grégory Markovic présente des dessins au fusain, monumentaux, réalisés sur le motif, durant sa résidence. Un hymne au règne du végétal : touffeur des frondaisons, souplesse des branchages, légèreté de la lumière à travers les feuillages… Se dégage la sensation d’une vie propre, comme parallèle, à la fois profondément étrangère et absolument familière. Les dessins, hyper-réalistes, deviennent étonnamment abstraits. Les catégories se brouillent. Le format plonge le spectateur dans un mouvement de re-connaissance salutaire qui rompt avec la rapidité des images toutes faites et des représentations convenues. Le dessin suspend le spectateur dans sa quête insatiable de ressemblance et le retient pour un exercice d’ascèse dont le regard sortira fortifié.

www.gregorymarkovic.net

Vincent Mauger

Les œuvres de Vincent Mauger parlent de la perte d’autonomie des objets et des catégories au profit de dispositifs plus vastes et plus complexes. L’ensemble bouscule nos repères. Il est aussi grandement question de la façon dont les formes issues de l’imagerie virtuelle troublent aujourd’hui nos représentations. Du prototype au modèle, et retour : la modélisation informe le dessin et le volume qui s’altèrent opportunément lors de leur réalisation ; cet écart nous amène alors à reconsidérer le modèle et son image dans leur insoumission à toute tentative de modélisation comme de représentation...

Pierre-Alexandre Remy

Prenant tout autant de distance, mais par d’autres moyens, Pierre-Alexandre Remy modélise des formes de paysages ; les soubassements d’une construction topographique, architecturée, sont fortement présents. Ils désignent autant l’effort de conceptualisation, intellectuelle, mentale, et de distanciation, nécessaire à l’appréhension de ce vaste champ, que l’écart qui sépare le modèle de sa modélisation. Dessin, sculpture, installation : les pièces produites durant sa résidence, s’apparentent à de vastes dispositifs qui invitent au déplacement, physique et mental. 

pierrealexandreremy.blogspot.fr

Michaële-Andréa Schatt

Au 1er étage du château, une exposition-parcours s’attache à présenter les diverses modalités d’apparition de la question du paysage dans l’œuvre de Michaële-Andréa Schatt, à travers des pratiques diverses de peinture, dessin, gravure et photographie. Paysages de près et de loin, invasives, Paysages-manteaux... Le paysage de M-A Schatt est toujours stratifié : superpositions, juxtapositions, dédoublements ; le paysage comme tissage, maillage. L’artiste a séjourné au Domaine au printemps et durant l’été. Un carnet de résidence rend compte de ce travail : notes, photos, croquis, esquisses… Les œuvres réalisées durant cette résidence complètent un ensemble d’œuvres produites ces quinze dernières années. 

michaeleandreaschatt.fr

Eric La Casa (en collaboration avec Michaële-Andréa Schatt)

Dans l’ancienne bibliothèque, M-A Schatt poursuit, avec Éric La Casa, un travail de création sonore où il est question de la relation étroite qu’entretiennent les mots et les images : nommer le paysage, toponymie et topographie, images et récits, perceptions et sensations, sens et sensation sont intrinsèquement mêlés.

ascendre.free.fr

Pierre-Alexandre Remy

Septembre-octobre 2011

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