Résidences —

Revenir au menu

Israel Ariño

Octobre-novembre 2016

"Au Domaine de Kerguéhennec je souhaiterais poursuivre un travail autour de la perception, la mémoire et la magie du lieu. Dans ce jeu avec la nature, le regard, personnel et subjectif, découvre (scrute, invente) des images étranges, oniriques, presque improbables. La série résultante devra participer de ce monde illusoire par leur volonté de forcer la nature du milieu, en prenant une apparence différente de l'originale".

http://israelarino.com/

François Feutrie

Automne 2016

"J'ai récemment réalisé en collaboration avec le designer Joris Favennec une pièce in situ intitulée Base dans le parc du Thabor à Rennes. Cette sculpture praticable, créée à partir d'un tronc de cèdre du Liban plus que centenaire abattu dans le Thabor, fait écho à l'histoire du parc et aux formes et moulures caractéristiques des socles des sculptures classiques présentes dans ce dernier, qui sont des copies d'Antiques du Louvre et de Versailles.
Comme celui du Thabor, le parc du Domaine de Kerguéhennec a été dessiné par le paysagiste Denis Bühler. Dans une continuité spatiale et temporelle, mon invitation à Kerguéhennec m'amène à prendre en considération le contexte du château et du parc.
Cette fois-ci, la découverte de nombreux motifs décoratifs évoquant ou reproduisant la « nature » (végétaux, vermicules, etc.) dans l'architecture du château et son mobilier a attiré mon attention et a orienté mes préoccupations artistiques pour mon projet de sculpture dans le cadre de ma résidence à Kerguéhennec".

base.ddab.org/francois-feutrie

francoisfeutrie.com

Voir la création de François Feutrie pour le parc de sculptures 

Natalia Jaime-Cortez

Juillet-août 2016

"Au Domaine de Kerguéhennec, je souhaite poursuivre mes recherches autour de grands formats de papiers pliés recouverts de pigments bruts, tout en me laissant disponible à l’expérience même du lieu, comme territoire de marche et de circulation. La présence de la mer non loin d’ici, est aussi un élément important qui stimule quelques perspectives de gestes et de pratiques. Ces mois permettront ainsi une navigation libre vers l’imprévu, propre au temps de recherche en résidence, entre terre et mer, dessin et performance".

https://nataliajaimecortez.wordpress.com/

 

Durant l'été 2016, découvrez une création de Natalia Jaime-Cortez dans le cadre de l'Art dans les chapelles.

YOO Hye-Sook

Avril-juin 2016

"La mine de plomb et le noir construisent les images de mon travail. Leur fusion mène à un résultat au caractère obscur et lumineux, de façon naturelle grâce au caractère des matériaux. 
Lorsque je marche dans le Domaine de Kerguéhennec, le reflet de la lumière sur l’eau de l’étang me fait penser à la lumière dans l'obscurité. J'assemble ces deux images avec l'idée commune qu’il n'y a de lumière sans obscurité, comme l'eau et le reflet inséparables.
Si mon travail est souvent porté sur des objets ordinaires comme la nature morte, il s'approche plus aujourd'hui en ce lieu d'une réflexion sur la nature. Pour le reste, je savoure puis découvre des éléments spontanés qui établissent progressivement la peinture, telle la fluidité des lignes de l'eau".

http://www.yoohyesook.com/

 

Lee Hyun Jae

printemps-été 2016

Lee Huyn Jae est l’un des plus grands architectes coréens contemporains. Plasticien de formation, et proche des grandes figures du mouvement Dansaekhwa (l’art du monochrome en Corée), il a participé à l’effervescence des avant-gardes dans les années 70. Il est l’auteur, entre autres, de l’atelier-fondation de Park Seo-Bo, à Séoul, et de la fondation Aso, à Daegu, chef-d’œuvre de l’architecture contemporaine coréenne. Dans le cadre de l’Année France-Corée, invité au printemps et à l’été 2016 en résidence de recherche à Kerguéhennec (programme Odyssée des Centres culturels de rencontre), il a réfléchi à l’articulation de l’art, de l’architecture et du paysage à Kerguéhennec, en s’intéressant particulièrement au fonds Tal Coat pour lequel il a imaginé un lieu de présentation mettant directement la peinture en relation avec le paysage.

Simon Augade

Avril-juin 2016

"Dans ce projet de résidence à Kerguéhennec, ma démarche artistique et sculpturale continue de se déployer à travers la réalisation d’une nouvelle création in situ, venant se loger dans l’espace du bassin situé dans le jardin potager du Domaine.
Ce bassin à l’usage obsolète et usant des esthétiques de la ruine, cerné par les ronces et autres « mauvaises » herbes, se verra submergé d’un flot de matière. Cet espace en creux se laissant parfois disparaître dans les terres du jardin, se démarquera de son plan horizontal par un jaillissement de multiples…
Dans cette nature ou soi-disant nature car le peu de sauvages émergeant (surtout dans un jardin) est rapidement repris, coupé ou contrôlé par la culture ; des éléments clairement identifiés comme matières domestiquées viendront s’agglutiner, s’entasser dans un mouvement figé et sortir de leurs usages normatif qui est à l’essence de leur existence.
Ces éléments multiples se confronteront à une forme unique, plus absolue, symbole au pied d’argile. Ces deux entités rentrent en écho dans un aller-retour empreint de dialogue et d’opposition… une dualité sans cesse remise en question".
http://base.ddab.org/simon-augade

 

Soulèvement, la création de Simon Augade est la trente-troisième sculpture du parc de sculptures de Kerguéhennec. 

L'intérieur de la sculpture se visite uniquement en petit groupe dans le cadre des visites accompagnées.

 

Voir le film sur la réalisation de la sculpture de Simon Augade à Kerguéhennec :  https://player.vimeo.com/video/175222927

 

Hélène Grapin

à partir de janvier 2016

"Comment agir sur un lieu sans en interrompre le récit et lui donner une impulsion pour qu'il se renouvelle ? Qu'est-ce qu'un potager peut apporter à un lieu d'échelle nationale, parlant d'art, de paysage et d'architecture à notre époque ? Sous quelle forme ? Avec quels moyens ?

Les paysages évoluent sans cesse, par strates, couches successives. Ces dernières portent la mémoire du lieu et ont construit son identité. Parfois, le récit s'interrompt, s'effiloche, perd son équilibre, ou bien nous désirons le réorienter, en changer le cours. 

C'est dans ce mouvement et autour du désir commun de faire revivre cet ancien jardin nourricier du Domaine que je suis invitée à apporter ma vision de paysagiste, intervenir et réfléchir aux usages possibles en ce lieu particulier.

Mon travail sera d'abord d'écouter, observer et retranscrire afin de trouver la porte/l'ouverture par laquelle entrer dans le récit ; et par les relevés, les questionnements, les échanges, les projections et les aller-retour, en faire émerger un projet commun à mettre en marche."

Jocelyne Alloucherie

janvier-mars 2016

"À Kerguéhennec, je pense concevoir une maquette sculpturale dans la suite de mes dernières images de sable; des paysages cosmiques exprimant la précarité, la fragilité. Cet élément sculptural serait une sorte de puits inspiré par le parc et ses bassins.
En parallèle, pour une nouvelle vidéo qui est l’interprétation d’un soliloque entendu dans un jardin public, je ferai une abondante captation sonore qui doit accompagner son déroulement sur 30 mn ; des chants d’oiseaux et des bruits de coureurs sur des sentiers de gravier. Cela n’est pas possible là où les bruits urbains finissent par tout dominer. Ces témoignages auditifs de présences humaines et animales habitant le paysage sont essentiels pour finaliser ce travail. Mon exploration du lieu s’accompagnera de prises photographiques, de dessins et d’un travail écriture".
http://www.jocelynealloucherie.com/iiix/home/

Voir expositions été-automne 2017

LEE Soo Kyoung

automne 2015

"Ma peinture est une somme de plein d’actions : couvrir, recouvrir, poser, déposer, coller, creuser, et superposer. Tous ces gestes multiples créent une sorte de topographie qui contient les vécus de territoires transformés par le temps et les impacts extérieurs (…). Depuis quelque temps, une autre plasticité est apparue : mon travail évolue vers une direction où les lignes apparaissent de plus en plus  visibles et occupent une grande partie de la surface.
Le Domaine de Kerguéhennec me paraît propice à ces recherches actuelles par sa richesse de divers paysages qui  forment à mes yeux des lignes et des sillages singuliers. J’espère durant ma résidence que mon regard sur ce « terra incognita » me permettra de cheminer différemment et d’expérimenter de nouveaux lieux  picturaux".
Dans le cadre du programme Odyssée - ACCR

Dans le cadre de l'Année France-Corée

Site de l'artiste : http://sookyounglee.blogspot.fr/

Isabelle Ferreira

Eté-automne 2015

"Je suis venue à Kerguéhennec avec l’idée de poursuivre un travail commencé en 2012 dans mon atelier parisien… C’est une série de pièces que je nomme « Subtraction » et qui sont réalisées à partir de planches de contreplaqué (...) Je voulais aussi essayer de produire un ensemble de petites sculptures dans la continuité de mes papiers agrafés sur bois. Je souhaitais pouvoir glaner des fragments de chêne. En cherchant, je suis tombée sur une mine d’or grâce à Gérard et Roland qui s’occupent de l’entretien du parc depuis 20 ans… J’ai en effet découvert des morceaux d’un chêne remarquable (arbre centenaire et classé) coupé et tronçonné qui était tombé pendant les orages de 2014. J’ai pu récupérer plus de 30 fragments de cet arbre. Du coup la pièce est bien plus importante que je ne l’avais imaginée au départ et va demander beaucoup de travail bien au-delà de ma résidence. Mon travail sur ce projet consiste à habiller le bois de papiers colorés et d’ajouter par dessus des agrafes préalablement colorées. De rejouer avec un matériau peu noble (agrafes) le rôle de l’écorce et de redonner une peau à cet arbre"

www.isabelleferreira.com