Résidences —

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Lee Hyun Jae

printemps-été 2016

Lee Huyn Jae est l’un des plus grands architectes coréens contemporains. Plasticien de formation, et proche des grandes figures du mouvement Dansaekhwa (l’art du monochrome en Corée), il a participé à l’effervescence des avant-gardes dans les années 70. Il est l’auteur, entre autres, de l’atelier-fondation de Park Seo-Bo, à Séoul, et de la fondation Aso, à Daegu, chef-d’œuvre de l’architecture contemporaine coréenne. Dans le cadre de l’Année France-Corée, invité au printemps et à l’été 2016 en résidence de recherche à Kerguéhennec (programme Odyssée des Centres culturels de rencontre), il a réfléchi à l’articulation de l’art, de l’architecture et du paysage à Kerguéhennec, en s’intéressant particulièrement au fonds Tal Coat pour lequel il a imaginé un lieu de présentation mettant directement la peinture en relation avec le paysage.

Simon Augade

Avril-juin 2016

"Dans ce projet de résidence à Kerguéhennec, ma démarche artistique et sculpturale continue de se déployer à travers la réalisation d’une nouvelle création in situ, venant se loger dans l’espace du bassin situé dans le jardin potager du Domaine.
Ce bassin à l’usage obsolète et usant des esthétiques de la ruine, cerné par les ronces et autres « mauvaises » herbes, se verra submergé d’un flot de matière. Cet espace en creux se laissant parfois disparaître dans les terres du jardin, se démarquera de son plan horizontal par un jaillissement de multiples…
Dans cette nature ou soi-disant nature car le peu de sauvages émergeant (surtout dans un jardin) est rapidement repris, coupé ou contrôlé par la culture ; des éléments clairement identifiés comme matières domestiquées viendront s’agglutiner, s’entasser dans un mouvement figé et sortir de leurs usages normatif qui est à l’essence de leur existence.
Ces éléments multiples se confronteront à une forme unique, plus absolue, symbole au pied d’argile. Ces deux entités rentrent en écho dans un aller-retour empreint de dialogue et d’opposition… une dualité sans cesse remise en question".
http://base.ddab.org/simon-augade

 

Soulèvement, la création de Simon Augade est la trente-troisième sculpture du parc de sculptures de Kerguéhennec. 

L'intérieur de la sculpture se visite uniquement en petit groupe dans le cadre des visites accompagnées.

 

Voir le film sur la réalisation de la sculpture de Simon Augade à Kerguéhennec :  https://player.vimeo.com/video/175222927

 

Hélène Grapin

à partir de janvier 2016

"Comment agir sur un lieu sans en interrompre le récit et lui donner une impulsion pour qu'il se renouvelle ? Qu'est-ce qu'un potager peut apporter à un lieu d'échelle nationale, parlant d'art, de paysage et d'architecture à notre époque ? Sous quelle forme ? Avec quels moyens ?

Les paysages évoluent sans cesse, par strates, couches successives. Ces dernières portent la mémoire du lieu et ont construit son identité. Parfois, le récit s'interrompt, s'effiloche, perd son équilibre, ou bien nous désirons le réorienter, en changer le cours. 

C'est dans ce mouvement et autour du désir commun de faire revivre cet ancien jardin nourricier du Domaine que je suis invitée à apporter ma vision de paysagiste, intervenir et réfléchir aux usages possibles en ce lieu particulier.

Mon travail sera d'abord d'écouter, observer et retranscrire afin de trouver la porte/l'ouverture par laquelle entrer dans le récit ; et par les relevés, les questionnements, les échanges, les projections et les aller-retour, en faire émerger un projet commun à mettre en marche."

Jocelyne Alloucherie

janvier-mars 2016

"À Kerguéhennec, je pense concevoir une maquette sculpturale dans la suite de mes dernières images de sable; des paysages cosmiques exprimant la précarité, la fragilité. Cet élément sculptural serait une sorte de puits inspiré par le parc et ses bassins.
En parallèle, pour une nouvelle vidéo qui est l’interprétation d’un soliloque entendu dans un jardin public, je ferai une abondante captation sonore qui doit accompagner son déroulement sur 30 mn ; des chants d’oiseaux et des bruits de coureurs sur des sentiers de gravier. Cela n’est pas possible là où les bruits urbains finissent par tout dominer. Ces témoignages auditifs de présences humaines et animales habitant le paysage sont essentiels pour finaliser ce travail. Mon exploration du lieu s’accompagnera de prises photographiques, de dessins et d’un travail écriture".
http://www.jocelynealloucherie.com/iiix/home/

Voir expositions été-automne 2017

LEE Soo Kyoung

automne 2015

"Ma peinture est une somme de plein d’actions : couvrir, recouvrir, poser, déposer, coller, creuser, et superposer. Tous ces gestes multiples créent une sorte de topographie qui contient les vécus de territoires transformés par le temps et les impacts extérieurs (…). Depuis quelque temps, une autre plasticité est apparue : mon travail évolue vers une direction où les lignes apparaissent de plus en plus  visibles et occupent une grande partie de la surface.
Le Domaine de Kerguéhennec me paraît propice à ces recherches actuelles par sa richesse de divers paysages qui  forment à mes yeux des lignes et des sillages singuliers. J’espère durant ma résidence que mon regard sur ce « terra incognita » me permettra de cheminer différemment et d’expérimenter de nouveaux lieux  picturaux".
Dans le cadre du programme Odyssée - ACCR

Dans le cadre de l'Année France-Corée

Site de l'artiste : http://sookyounglee.blogspot.fr/

Isabelle Ferreira

Eté-automne 2015

"Je suis venue à Kerguéhennec avec l’idée de poursuivre un travail commencé en 2012 dans mon atelier parisien… C’est une série de pièces que je nomme « Subtraction » et qui sont réalisées à partir de planches de contreplaqué (...) Je voulais aussi essayer de produire un ensemble de petites sculptures dans la continuité de mes papiers agrafés sur bois. Je souhaitais pouvoir glaner des fragments de chêne. En cherchant, je suis tombée sur une mine d’or grâce à Gérard et Roland qui s’occupent de l’entretien du parc depuis 20 ans… J’ai en effet découvert des morceaux d’un chêne remarquable (arbre centenaire et classé) coupé et tronçonné qui était tombé pendant les orages de 2014. J’ai pu récupérer plus de 30 fragments de cet arbre. Du coup la pièce est bien plus importante que je ne l’avais imaginée au départ et va demander beaucoup de travail bien au-delà de ma résidence. Mon travail sur ce projet consiste à habiller le bois de papiers colorés et d’ajouter par dessus des agrafes préalablement colorées. De rejouer avec un matériau peu noble (agrafes) le rôle de l’écorce et de redonner une peau à cet arbre"

www.isabelleferreira.com

 

 

Stéphane Carrayrou

été-automne 2015

Historien et critique d’art, commissaire d’expositions, Stéphane Carrayrou est le premier écrivain à être invité en résidence au Domaine de Kerguéhennec. Durant l’été, il a passé un mois en totale immersion sur le site, partageant son temps entre marche et écriture. Il reviendra à l’automne afin d’avancer dans son projet de livre. Au seuil du 30e anniversaire de la création du parc de sculptures du Domaine – qui sera célébré durant l’été 2016 -, Stéphane Carrayrou s’est donné pour mission de revisiter l’histoire de ce lieu de patrimoine dévolu à la création contemporaine, une aventure qu’il a suivie en observateur impliqué. Relisant la mémoire du lieu sur la base d’un patient arpentage du territoire et plongeant dans l’œuvre et les écrits du peintre Pierre Tal Coat, du poète André Du Bouchet et du philosophe Henri Maldiney, il s'agira de penser le projet porté à Kerguéhennec par le Département du Morbihan pour y établir un lieu dédié à Tal Coat dans sa relation au paysage.

Claire Lesteven

Printemps 2015

"Dans un premier temps de repérage je serai à la recherche des percées visuelles dans le paysage du parc et des alentours pour trouver des lieux d’observation et de recul pour mieux découvrir les lointains.
Je travaille la prise de vue dans plusieurs directions simultanément et je guetterai les points de vue multiples et synthétiques.

Je compte commencer par une série de photographies avec mes appareils rudimentaires, allant du cylindre en carton à la citerne en bois qui me sert de laboratoire et de chambre noire ou de toute autre structure se tendant vers une vision panoramique.

Réfléchir comment montrer, installer, accrocher mon travail photographique dans le paysage où il sera produit et comment cela peut le faire évoluer aussi bien au niveau du sens que sur le plan technique.

Au cours de ce temps de résidence j’aimerais également préparer la citerne-camera-obscurae afin qu’elle puisse être visitée et que le public puisse découvrir ou simplement retrouver le plaisir de rentrer à l’intérieur de cet instrument optique qui permet d’obtenir une vue très proche de la vision humaine".

Claire Lesteven invite le public dans sa citerne-camera-obscurae dans le cadre de la Fête des enfants et présente ses photos au rez-de-chaussée du château du 28 juin au 1er novembre 2015 dans le cadre des expositions du Domaine.

A découvrir également dans le reportage sur le Domaine de Kerguéhennec et les expositions.

 

Marine Joatton

Printemps 2015

"Ma pratique artistique est fondée sur la spontanéité des gestes, l’improvisation des formes, l’écriture automatique.
Ma peinture parle de mes rêves, de mes sensations, de mes visions où la nature, la bête, le monstre ou les personnages fantasmagoriques ne sont jamais loin. Il en résulte des fables sans logique ni morale, construites par associations des formes, des couleurs et des matières avec une histoire, un paysage, qui se construisent au gré des effacements, ajouts et rapiècements.
A Kerguéhennec, j’ai l’intention de poursuivre cette discipline onirique et visuelle qui est celle qui m’anime dans mon atelier parisien. Chaque peinture (un carré d’un mètre quarante sur un mètre quarante) témoigne de mes impressions et de mes vagabondages au sein du domaine.
J’espère y produire une quantité de « jus de tête » drôlatiques et mystérieux… que chacun sera libre d’interpréter à la manière de contes, légendes et allégories dont la Bretagne est si riche".

www.joatton.com

 

Julien Parsy

Automne 2014

« Etre immergé dans son travail pendant plusieurs mois, est un privilège. La résidence au Domaine de Kerguéhennec, me permet de continuer mes recherches au contact de cet environnement unique, une nature puissante et onirique comme écrin à la manifestation artistique. Et même si mon travail ne s'aventure que très rarement sur le motif, les impressions paysagères et historiques du site influenceront la composition des tableaux peints à l'atelier de Kersusan ».