Anne-Lise Broyer

Anne-Lise Broyer

Août, septembre 2019

Séjour 2 et 3
Notes d’un journal de travail…


Revenir dans un lieu comme ce Domaine, c’est retrouver son pas, son souffle.
C’est retrouver une cadence lente, celle qui permet d’observer le silence, vivre dans la nuance et capter les bruissements. Eugène Guillevic et Élisée Reclus m’accompagnent en chemin.
Les fougères
Ne regardent pas
Vers l'horizon.
(E.G.)
C’est vivre dans le temps du vert, du vers… le poème. Bernard Noël dans Une Machine à voir, un monde où le mental et le réel sont confondus de telle sorte que nous retrouverons l’immanence des choses.
Je cueille encore : bouquet troisième et quatrième, comme une collection. Je les regarde mourir et m’attache à ranimer par le dessin, la moindre feuille, le moindre pétale du premier.
Il s’agit de traduire une expérience du paysage, une déambulation dans un lieu ouvert, dans un espace clôt. Je compte mes pas et tente de ramener ces longues promenades à l’échelle du lieu d’exposition afin que l’amplitude de ces marches soient perçues, ressenties, vécues par le visiteur.
Chaque fougère
A son aventure.
(E.G.)