Sylvain Le Corre

Sylvain Le Corre

Novembre 2017 – Janvier 2018

Le grand moment automnal de maturité flamboyante, comparé à un soleil couchant, fournit un moyen d’atténuer l’angoisse de la mort : par leur dernier éclat avant la chute, les feuilles enseignent l’acceptation de l’inévitable. Leur ultime sursaut de vie, ainsi que la transmission de l’énergie vitale au terreau, devraient exorciser toute mélancolie
Michel Granger, dans l’introduction de Teintes d’automne, de Henry David Thoreau.

"Durant trois mois, je vais pouvoir arpenter le territoire du domaine de Kerguéhennec et ses alentours, vivre pleinement l’automne puis l’hiver, profiter de cette incroyable transformation qui s’opère dans la nature. Je souhaite tenter de capter à travers des détails, des cycles, des passages où la vie laisse place à une autre. Où la décomposition d’un morceau de bois devient le théâtre d’un nouveau foisonnement. La mort n’existe pas dans la nature, tout est transition et imbrication, une harmonie que je souhaite retranscrire par le dessin et la sculpture. Dans un premier temps, il sera question de promenades, d’errances et d’observations. Des collections d’éléments ramassés ou photographiés lors de ces sorties viendront enrichir un vocabulaire graphique, qui plus tard, dans l’atelier, m’aideront à concevoir un univers dans lequel toute création serait en état de transition".