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Fonds TAL COAT

Exposition permanente

 

 

Le Département du Morbihan a inauguré en 2019, au cœur du Domaine de Kerguéhennec, un nouveau parcours permanent dédié à l’artiste Pierre Tal Coat (1905-1985), dont il conserve un ensemble exceptionnel de plus de 1200 œuvres. Au premier étage du château, huit salles permettent de parcourir 60 ans de recherche et de création. Ce fils de marin-pêcheur breton, ami d’Alberto Giacometti, s’est imposé comme une figure majeure de la peinture française de la seconde moitié du XXe siècle (Biennale de Venise en 1956, rétrospective au Grand Palais en 1976, exposition au New Museum de New York en 1985).

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Expositions #printemps 2021

22 mai - 13 juin 2021

Christine Crozat

Mémoires de formes [Dans la Bergerie]

 

Christine Crozat s’intéresse à ce qui surgit dans le mouvement et dans le déplacement. Les fréquents voyages en train entre les deux villes où elle vit et travaille (Paris et Lyon) sont des moments propices à la réflexion et à la création. Sa recherche se construit à partir de relevés, de récoltes et de multiples esquisses saisies lors de ses voyages en Europe et au Japon. Elle se nourrit autant de son travail en psychiatrie, de son écoute quotidienne de la radio, que de son intérêt pour l’histoire de l’art, la littérature, le cinéma et la danse contemporaine. Se constituent des séries ou plutôt des suites, c’est-à-dire un mouvement, une logique propre à la construction de la forme et à son évolution. Cette opération s’orchestre dans l’espace (celui de l’exposition, celui du livre) avec tout ce que cela suppose en termes de circulation (les corps en mouvement, le regard) et de construction d’un possible récit (les conditions d’apparition d’une narration en même temps que l’image prend forme et fait figure). Christine Crozat s’emploie, dans le silence de leurs transformations, à garder vive la mémoire sensible des formes.

 

Une monographie sera éditée à cette occasion aux éditions In Fine, en partenariat avec le musée de l’Hospice Saint-Roch (Issoudun), la Fondation La Petite Escalère et les galeries Eric Mouchet (Paris) et Françoise Besson (Lyon). Une exposition personnelle de Christine Crozat sera présentée au musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun du 4 juin au 30 septembre.

Ernesto Riveiro

La peinture Tohu-Bohu [Dans les Ecuries]

 

Il est des peintures qui nous rendent plus attentifs ou, plus précisément, qui nous fortifient. Elles nourrissent profondément notre regard, mobilisant dans un même élan toutes nos facultés de perception et de compréhension, notre sensibilité autant que notre intelligence. Ce sont des peintures complètes (…) Le monde était tohu-bohu nous dit le récit de la Genèse : vide et vague, solitude et chaos, désert et vide, selon les traductions. C’est ce tohu-bohu qu’Ernesto Riveiro essaie de retrouver, ce monde d’avant la création en quelque sorte. Un monde impur, plein de scories. Un milieu plutôt qu’un spectacle, pour reprendre des catégories chères au philosophe Henri Maldiney. Créer les conditions d’une sorte d’auto-formation et mettre en place un processus d’auto-transformation. Superposer le ciel et la terre, la lumière et les ténèbres, les eaux d’en haut et les eaux d’en bas. Et retrouver le lointain écho d’un tumulte fécond.

 

Dans le même temps, deux expositions seront présentées simultanément dans les espaces parisiens de L’Ahah : une rétrospective des peintures de 1987 à aujourd’hui (cité Griset) et un ensemble de dessins (rue Moret). Une importante monographie est coéditée par L’Ahah et les éditions Skira. Un film d’Illés Sarkantyu, réalisé à l’occasion de cette triple exposition, permettra de découvrir l’artiste au travail dans son atelier.

 

Thomas Schmahl

Les positions vulnérables [Dans le Château]

 

Thomas Schmahl fait des films, fabrique des objets, construit des installations, réalise des performances, compose de la musique ou des chansons, parce qu’aucune de ces pratiques ne lui permet à elle seule d’embrasser le vaste monde ni de se situer dans une réalité mouvante et instable. C’est cette fluctuation des situations et des lieux que l’artiste essaie de saisir, en quête du moindre mouvement.

Les positions vulnérables, le film qu’il a réalisé à l’automne 2020 durant sa résidence à Kerguéhennec, parle de ce présent, à la fois inaccessible et inconstant, marqué par la vulnérabilité de ses acteurs et de leur environnement : végétaux, liquides, matières, insectes… L’artiste se met en scène au travers de divers personnages comme autant d’usagers du domaine. On y spécule sur l’état du château en 2060, le niveau de la rivière, la propreté des éoliennes ; des sculptures apparaissent sans raison…

Jonas Delhaye

Jardin(s) [Espace EAC]

 

Dans le cadre des projets d’éducation artistique et culturelle, Jonas Delhaye a mené, durant six semaines, une résidence artistique au collège Romain Rolland de Pontivy autour du thème du jardin.

Bien qu’implanté dans un univers urbain, le collège se compose d’espaces verts, de talus et d’un jardin pour lesquels des projets questionnant le paysage sont menés. Ainsi, ce projet a permis aux élèves d’aborder ces enjeux sous l’angle de la pratique artistique.

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Expositions #été 2021

Du 4 juillet au 19 septembre 2021

Bernard Moninot

Le dessin élargi [Dans les écuries]

 

Dans les années 1980, le travail de Bernard Moninot se redéfinit complètement en intégrant aux dimensions spatiales traditionnellement liées au dessin une recherche expérimentale où l’artiste explore les possibilités qu’offrent certains phénomènes, comme l’ombre, pour produire des formes visibles du temps. Il renonce à l’idée de maîtrise et son travail s’oriente alors vers les phénomènes : lumière, ombre, vent, ondes sonores... L’atelier devient observatoire puis laboratoire. À partir de 2005, il réalise des œuvres aux enjeux plus complexes, où il combine trois notions qui constituent un programme artistique : le hasard, l’inconscient et l’intuition. Ses installations deviennent de plus en plus autobiographiques. Elles sont accompagnées de dessins préparatoires, mais aussi d’autres plus autonomes réalisés simultanément d’après les installations. Le processus créatif est le sujet principal, lié au développement du temps. Dans ses agendas, l’artiste consigne des petits événements, « une manière plus légère de faire entrer le temps de la vie dans mon travail » nous dit-il. L’exposition présentera sept installations majeures, créées ces dix dernières années : Antichambre, Ensecrètement, Lumière fossile, Objets de silence, Chambre d’écho, Point de rosée et Mémoire du Vent.

Christine Crozat

Mémoires de formes [Dans la bergerie et petit salon du château]

 

Christine Crozat s’intéresse à ce qui surgit dans le mouvement et dans le déplacement. Les fréquents voyages en train entre les deux villes où elle vit et travaille (Paris et Lyon) sont des moments propices à la réflexion et à la création. Sa recherche se construit à partir de relevés, de récoltes et de multiples esquisses saisies lors de ses voyages en Europe et au Japon. Elle se nourrit autant de son travail en psychiatrie, de son écoute quotidienne de la radio, que de son intérêt pour l’histoire de l’art, la littérature, le cinéma et la danse contemporaine. Se constituent des séries ou plutôt des suites, c’est-à-dire un mouvement, une logique propre à la construction de la forme et à son évolution. Cette opération s’orchestre dans l’espace (celui de l’exposition, celui du livre) avec tout ce que cela suppose en termes de circulation (les corps en mouvement, le regard) et de construction d’un possible récit (les conditions d’apparition d’une narration en même temps que l’image prend forme et fait figure).

Christine Crozat s’emploie, dans le silence de leurs transformations, à garder vive la mémoire sensible des formes.

Stéphane Thidet

D'un soleil à l'autre [Dans la chapelle de la Trinité - Kersuzan]

 

D'un soleil à l’autre est une installation réalisée en 2016 pour l’abbaye de Maubuisson. Deux gongs vibrent et résonnent selon les fréquences émises par le soleil et captées par une antenne radio-télescopique.

L’œuvre est réactivée pour la chapelle de la Trinité du domaine de Kerguéhennec, dans le cadre de la manifestation L’art dans les chapelles.

Julien Laforge

Les aires d'adhérence [Espace EAC]

 

Pensé comme une suite à l’œuvre Mimésis, installée dans le parc en 2013, ce projet s’attache à révéler des liens formels et structurels entre le patrimoine boisé du domaine et la coopérative agricole implantée sur la commune voisine de Saint-Allouestre dont les silos, visibles depuis le domaine de Kerguéhennec, s’impose dans le paysage. Une première visite du site, en 2013, a laissé depuis l’envie d’observer plus en détail son architecture. Invité de nouveau en résidence au printemps 2021, Julien Laforge a réalisé une vidéo au sein de l’usine et produit plusieurs volumes en écho. Puisant dans le répertoire formel de l’usine et récoltant des formes végétales offertes par les arbres du parc, le projet s’attache à révéler le caractère arborescent du site industriel et à créer des passerelles entre ces deux espaces.