Hors les murs en Corée : Mur/Murs, la peinture au-delà du tableau

Du 19 avril au 17 juin 2018

Avec Janos Ber, Claire Colin-Collin, Michel Duport, Christian Jaccard, Christian Lhopital, Olivier Nottellet, Émilie Satre, Soizic Stokvis Gyeonggi Museum of  Modern Art (GMoMA) - Corée du Sud

Le Département du Morbihan hisse haut les couleurs de la peinture française en Corée du Sud. Poursuivant la collaboration initiée au printemps 2016 avec le GMoMA, dans le cadre de l’année croisée France-Corée (le Département du Morbihan avait alors reçu le grand prix culturel France-Corée pour l’action menée sur l’ensemble de son territoire), le Domaine de Kerguéhennec est invité ce printemps à programmer le second volet de l’exposition Mur/Murs initialement présentée à l’été 2015.
Pour ce nouvel épisode, la même réflexion sur la peinture, le tableau, le mur et l’architecture se poursuit avec huit artistes dont certains déjà présents dans la première édition.
Les œuvres ont toutes été créées sur site, durant une grosse semaine, à l’échelle - monumentale - du musée (3 nefs de 30 m de long, 12 m de large et plus de 10 m de hauteur). Ainsi, une occasion unique fut donnée aux artistes de déployer leur propos avec une ampleur encore jamais atteinte.
S’inscrivant dans la continuité de la réflexion engagée, il y a 50 ans, par le mouvement Supports/Surfaces, l’exposition, spectaculaire, témoigne de toute la vitalité de la peinture en France aujourd’hui, dans la diversité des moyens d’expression et des sensibilités, et propose aux visiteurs une déambulation dans un paysage d’une grande variété.

 

Voir le film réalisé par Illés Sarkantyu

 

Jean-François Baudé

Mars-avril 2018

"Cela fait plusieurs années que je viens au Domaine de Kerguéhennec pour conduire des ateliers d’arts plastiques autour des expositions en cours. Cela fait plusieurs années que je parcours dans tous les sens le domaine. Sensible au lieu, je le photographiais en me disant il faut que je retienne ceci, cela, pour mon travail d’artiste futur. Le futur m’a rattrapé je suis sur le lieu en résidence.
Mon travail est cette recherche continuelle d’étonnement dans notre paysage de vie, ce regard qui crée notre propre narration au monde.
Très sensible à la lumière qui vitalise le paysage zébré d’énergie végétale, je travaille avec le maximum de contrastes, le noir et blanc, le fusain et l’encre noir des monotypes - estampe que l’on ne peut imprimer qu’une seule fois".

Noir qui voudrait douceur
Et demande par bouffées
Paysage de repos,
paysage où rêver
Plus grande errance de Terre
Sans limite d’hémisphère
(Perinne Lorne)

Gilles Bruni

2018 (suite de la résidence sur plusieurs périodes depuis 2017)

"Troisième phase de la résidence : trois nouvelles pistes.

1. Il s’agirait de formaliser et de consigner la marche « à travers bois et vallées » que j'ai proposée à des visiteurs en 2017. Chacun pourrait ainsi se l'approprier, en fonction des saisons et des transformations du parc. Reste à « l’écrire », lui donner une forme.

2. Je souhaite poursuivre les échanges entrepris avec des Bignannais, à la bibliothèque, avec davantage de personnes : des riverains, des gens de la commune (mais pas que)... pour marcher ensemble, me laisser conduire, découvrir des lieux, d’autres approches. Ces moments précieux pourraient ensuite être partagés avec d'autres par le biais d'images, de parcours notés, de textes que je mettrai en scène dans un des espaces du Domaine.
3. Je reviens encore obstinément à mon intérêt pour les « bloutes noires » de la cariçaie (les fameux Carex paniculata qui m’ont bien occupé en 2017). La régénérescence de ces plantes empêche désormais le passage et m'oblige à repenser mon projet initial. A suivre..."

Sylvain Le Corre

Novembre 2017 - Janvier 2018

Le grand moment automnal de maturité flamboyante, comparé à un soleil couchant, fournit un moyen d’atténuer l’angoisse de la mort : par leur dernier éclat avant la chute, les feuilles enseignent l’acceptation de l’inévitable. Leur ultime sursaut de vie, ainsi que la transmission de l’énergie vitale au terreau, devraient exorciser toute mélancolie
Michel Granger, dans l’introduction de Teintes d’automne, de Henry David Thoreau.

 

"Durant trois mois, je vais pouvoir arpenter le territoire du domaine de Kerguéhennec et ses alentours, vivre pleinement l’automne puis l’hiver, profiter de cette incroyable transformation qui s’opère dans la nature. Je souhaite tenter de capter à travers des détails, des cycles, des passages où la vie laisse place à une autre. Où la décomposition d’un morceau de bois devient le théâtre d’un nouveau foisonnement. La mort n’existe pas dans la nature, tout est transition et imbrication, une harmonie que je souhaite retranscrire par le dessin et la sculpture. Dans un premier temps, il sera question de promenades, d’errances et d’observations. Des collections d’éléments ramassés ou photographiés lors de ces sorties viendront enrichir un vocabulaire graphique, qui plus tard, dans l’atelier, m’aideront à concevoir un univers dans lequel toute création serait en état de transition".

 

Tal Coat, Guillevic et la préhistoire (prolongation de l'exposition)

Du 6 décembre 2017 au 27 mai 2018

L'exposition Tal Coat, Guillevic et la préhistoire porte un regard sur les relations qu’entretiennent l’œuvre de Pierre Tal Coat et l’art préhistorique, accompagné de la poésie d’Eugène Guillevic, lui-même fortement nourri des paysages mégalithiques.
Elle confronte des œuvres du fonds départemental Tal Coat à des objets issus des collections de la Société polymathique du Morbihan provenant du Musée de Vannes.

 

_ Du 6 décembre au 31 décembre 2017 : du mercredi au samedi, de 14h à 18h et le dimanche de 11h à 13h et de 14h à 18h

_ Du 3 janvier au 27 mai 2018 : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h

Entrée gratuite

 

Expositions du printemps

Du 4 mars au 27 mai 2018

Nicolas Fedorenko

Peindre est un présent

Exposition présentée en deux temps :
- du 4 mars au 1er avril : sculpture et peinture
- du 7 avril au 27 mai : sculpture et œuvre graphique

C’est dans un foisonnement presque étourdissant de figures et d’images qu’est plongé le visiteur en entrant dans cette exposition inédite conçue en lien avec l’artiste. Nicolas Fedorenko est un artiste protéiforme. Il s’autorise tous les possibles mêlant, avec une parfaite maîtrise, une multitude de techniques et de références qui empruntent autant à la tradition des beaux-arts qu’à la culture populaire. Peintures, dessins, gravures, livres, sculptures… au mur, dans l’espace, dedans, dehors, en vis-à-vis et…, surtout, toujours, profondément, en regard. Peindre est un présent est une invitation à vivre une expérience singulière dans l’univers de Nicolas Fedorenko.

Gilgian Gelzer

Nix

En 2015, Gilgian Gelzer était intervenu dans une pièce du château dans le cadre de l’exposition Mur/Murs avec un dessin mural inspiré du bassin de la cour d’honneur de Kerguéhennec.
Il revient ce printemps en investissant l’étage entier du château avec Nix*, une exposition qui permet de déployer toute l’étendue de son travail, en explorant les liens qu’entretiennent les différents médiums (dessin, peinture et photographie), et la manière dont ils se nourrissent mutuellement.

* « Nix [rien en langue allemande] pourrait évoquer ce processus où l'on part de rien pour arriver nulle part mais où le trajet, comme quête, constitue tout le sujet et donne corps et sens à l'œuvre ».  Gilgian Gelzer

Exposition présentée en collaboration avec la Fondation Fernet-Branca, Saint-Louis, Alsace

Etudiants d'écoles européennes d'art

Facing the sky

Kerstin Abraham, Doro Brübach, Tereza  Burianova, Julie Castagné, Maya Cunat, Annette Herbers, Noria Kaouadji, Liu Juanjuan, Loïc Pasteur, Zoé Raymond, Joris Valenzuela
[parc]

Facing the sky, cette évocation poétique est aussi…
le nom choisi par onze étudiants d’écoles européennes d’art* pour leur projet de recherche dans le domaine de la céramique ;
le titre de l’exposition réunissant, dans le parc de Kerguéhennec, les créations de ces étudiants ;
une aventure humaine et artistique partagée par des artistes en devenir, leurs enseignants et des professionnels de la terre cuite. C’est au sein même de la briqueterie Rairies Montrieux (Val-de-Loire) qu’ils ont été accueillis au printemps 2017 pour un workshop leur offrant des conditions de travail exceptionnelles... avec pour finalité la création d’œuvres pour le Domaine de Kerguéhennec.
*École nationale supérieure d'art et de design, Nancy ; École supérieure des beaux-arts TALM, site Le Mans ; Muthesius Kunsthochschule, Kiel (Allemagne).

Illés Sarkantyu featuring Jean-Pierre Vielfaure

La Disparition (remix)

Entre 1995 et 2000, Jean-Pierre Vielfaure (1930-2015) a régulièrement résidé au Domaine de Kerguéhennec. Il a rassemblé, dans des Carnets (photos, collages, dessins et annotations), une mémoire du lieu dans l’effervescence de son activité artistique et des traces de son passé historique et architectural avant les travaux de restauration.
Illés Sarkantyu propose une interprétation de ces Carnets dans une mise en forme inédite, poursuivant ainsi son propre travail de « collecte » sur l’histoire du Domaine. 

 

Michel Mousseau

Septembre-octobre 2017

"« Sur le motif ». En résidence au Domaine de Kerguéhennec, le défi c'est dessiner dehors. Il faut marcher par les chemins, affronter l'étrangeté du Domaine aux arbres centenaires, aux sous-bois hantés de sculptures, telle l'apparition de la Gradiva de Penone au pied fuyant.
L'enjeu, c'est produire un ensemble de dessins à la mine de plomb sur papier de très grand format. Ma motivation n'est pas de décrire le paysage mais de transmettre la nature particulière du Domaine, à la fois solennelle et agricole. Le sujet, c'est l'incarnation formelle de mon sentiment de la nature face à cet univers.
Arpenter le lieu, s'immerger. Aux aguets, l'œil voit et, sur le papier, la main transcrit des extraits du territoire. Ainsi s'impose le dessin".

michelmousseau.com

Appel à projets : résidence de création chorégraphique « Corps, Espaces Sensibles »

2018 – réponse avant le 15 novembre 2017

Le Département du Morbihan initie un appel à projets de résidence de création chorégraphique, « Corps, Espaces Sensibles », dans les espaces naturels sensibles.

 

Mené en collaboration avec le TRIO..S à Inzinzac-Lochrist, le Pôle culturel de Ploërmel Communauté et l’Hermine, Scène de territoire pour la danse Golfe du Morbihan Vannes Agglomération à Sarzeau, « Corps, Espaces Sensibles » a pour objectif de susciter ou d’encourager de nouvelles approches des espaces naturels par la création chorégraphique, de nouveaux dialogues entre le corps et la nature.

Cet appel à projet s’adresse aux artistes professionnels engagés dans la création chorégraphique et portant un regard singulier sur l’espace naturel. Il permettra à l’équipe de création retenue de s’immerger en 2018 dans différents espaces naturels morbihannais dont ceux du Domaine de Kerguéhennec à Bignan, afin d’y créer une œuvre qui fera l’objet de présentations publiques.

La date limite de dépôt des projets est fixée au 15 novembre 2017, pour des périodes de résidences prévues entre avril et octobre 2018 et des temps de diffusion pouvant s’étendre sur la saison 2018/2019.

 

Présentation détaillée à télécharger en cliquant sur : appel à projets résidence Corps Espaces Sensibles.

 

Contacts : Marie Caër et Catherine Gelé, Service arts vivants et visuels du Département du Morbihan (les coordonnées figurent dans l'appel à projet à télécharger ci-dessus)

Emilie Satre

Juillet-août 2017

"Qu’est-ce que le fait d’implanter temporairement l’atelier à Kerguéhennec peut faire bouger dans ma peinture ?
Il ne s’agit pas de plagier la nature, ce qui serait une entreprise bien vaine.
C’est finalement dans le même type de paysage que Gauguin donna à Sérusier la leçon de peinture qui sera le point de départ des recherches des Nabis sur la couleur. Ne pas chercher à imiter. Synthétiser, résumer. Ou comment penser la radicalité picturale dans un sous-bois.
L‘humidité ambiante donne une qualité particulière à la lumière qui évolue au fil de la journée. La mer proche envoyant son lot de nuages à intervalles réglés sur les marées.
Brillances, éclats, sensations d’espace, voiles, contrastes, couleurs changeantes, odeurs, sons… Il s’agit de se laisser pénétrer par le paysage.
Penser la peinture dans le paysage, le paysage dans la peinture.
Et prendre avec Tal Coat la juste distance pour que la peinture fasse état de cette traversée sensorielle tout en ayant son autonomie".
http://emiliesatre.fr/

Yann Thoreau

Juillet-août 2017

Je n'aperçois jamais, toutes ensembles, toutes les parties de l'espace. Gilles Deleuze.

"La découverte du Domaine de Kerguéhennec, l'immensité du site provoque inévitablement un désir de déambulation : arpenter les chemins, se confronter à ses paysages. Dans un premier temps est né le désir de se consacrer à un travail relevant de la contemplation : dessiner, noter, croquer, étudier sur le vif les paysages entrevus, m'imprégner par le dessin des ambiances et atmosphères, tenter de saisir l'espace, de capter la lumière...
Observer, regarder avec attention, avec patience... »  

http://yannthoreau.com/

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