Jonas Delhaye

D’octobre à décembre 2012

« Habiter un espace. Cette question qui s’est posée au Domaine fut finalement celle de la constituante même d’une résidence. Résider. Est venue cette impression claire qu’une résidence est bien sûr le temps du faire, mais formée et transformée par bien plus ; ce que l’on y vit, le temps que l’on traverse, les rencontres, visiteurs ponctuellement anonymes et faucon quotidien, le passage des couleurs caduques… Aussi, acceptant les occurrences, au-dedans de la résidence apparaissent les résidentes.

La notion d’habitat fait ainsi surface dans le processus de travail et me permet de questionner l’appréhension d’un lieu. La chambre noire construite à l’échelle du corps devient un objet nomade et modulable ; objet qui arpente, se fixe, repart, entre l’appareil de photographie et l’habitat, de toute manière une chambre habitée. Ici, la photographie est envisagée non pas dans la seule perspective de la production d’une image, mais comme une expérience corporelle et intime avec le paysage, quasi performative. »

www.jonasdelhaye.fr

Benoît Sicat

D’octobre à décembre 2012

« Le Domaine de Kerguéhennec m'invite dans le grand atelier de Kersusan. L'occasion pour moi de me replonger dans la peinture. Je travaille sur le feuillage, profitant de l'automne et des arbres qui m'entourent. Je peins sur des toiles grand format que je morcelle comme autant de feuilles libres. Je recherche la vibration de la lumière, les jeux de masses, de couleurs, de transparence de questions paysagères et picturales. »

benoitsicat.blogspot.fr

Collection Tal Coat - Automne 2012

Cette exposition présente une sélection de dessins, gravures, peintures et aquarelles qui montrent la persistance de la figure dans l’œuvre de Tal Coat.

Julien Laforge

Juillet-septembre 2012

« L’observation du vivant est à l'origine du projet pour Kerguéhennec mais également l'observation des formes industrielles et technologiques qui exploitent ce vivant, celle de l'agriculture et de l'élevage. Le site du domaine est implanté dans un paysage agricole particulier, qui regroupe des activités d'élevage industriel, de grandes parcelles cultivées par la station expérimentale Arvalis et un ensemble de structures bâties (coopératives agricoles) Toutes ces activités ont façonné le paysage et lui confère un visage symptomatique de nouvelles manières de consommer et d'habiter. Le domaine et son château s'inscrivent au centre de cet environnement mais les limites restent poreuses. […] Les nouvelles formes d'agriculture questionnent activement le paysage et n'ont de cesse de remettre en question l'organisation et la composition des structures parcellaires. C'est dans cette remise en question du site et dans la proposition d'une malléabilité du paysage que se place ma proposition pour le parc. » Julien Laforge, juillet 2012

Voir exposition automne 2012

Voir Parc de sculptures

Collection Tal Coat - Été 2012

L’exposition présente des œuvres en rapport avec le paysage. Lignes d’horizon, courbes, éléments organiques et végétaux, croûte terrestre, empreintes…

Élodie Boutry

Juin-septembre 2012

« Mon travail consiste à interroger l’interactivité entre la peinture et l’espace, utilisant des formes et des couleurs, souvent par bichromie, sans signe de facture.  Le processus de création, suppose tout d’abord de déterminer l’espace de travail. Il s’agit ensuite d’installer un territoire, une surface de peinture, en combinant invasions, légèreté et efficacité. Ce dispositif est donc déterminé par les caractéristiques et/ou les contraintes architecturales d’un espace, in situ, au sens où cette notion implique un lien entre la peinture et l’architecture. En peinture, je m’intéresse tout particulièrement à la question du rythme, et notamment au concept de rupture. Ce moment où, que ce soit dans le temps ou dans l’espace, le rythme change, évolue, bascule ou en rencontre un autre. » Élodie Boutry, août 2012

Voir exposition automne 2012 

et exposition printemps 2013

elodieboutry.blogspot.fr

Eté 2012

du 24 juin au 30 septembre

Christian Bonnefoi

Eureka

Au château, l’exposition se concentre sur les derniers développements de la série Eureka, des peintures réalisées après sa rétrospective au musée national d’art moderne en 2008. Il s’agit d’un ensemble très homogène, d’une densité particulière, où le noir est omniprésent. En contrepoint, trois ensembles de collages, dont un, inédit, créé spécifiquement pour Kerguéhennec et en hommage à Alexandre Hollan, sont « composés » et articulés à l’échelle monumentale des trois nefs des anciennes écuries.

www.christian-bonnefoi.com

Alexandre Hollan

Six arbres

Après ses expositions à l’automne 2011, au musée Morandi de Bologne et au musée des Beaux-arts de Budapest, puis au printemps 2012, au musée Fabre de Montpellier, Alexandre Hollan présente un choix de Six arbres dans les six alvéoles de la bergerie. Chaque salle accueille un arbre (le Guerrier, le Glorieux, la Grande Roue, le Buisson ardent, Rieussec et le Déchêné) et présente un ensemble de dessins, lavis et gouaches.

Charles-Henry Fertin

Point de fuite

Dans le cadre de sa résidence au Domaine, d’avril à juin 2012, Charles-Henry Fertin a créé une sculpture monumentale, Point de fuite, qui prend place sur la terrasse nord du château, le temps d’un été. L’œuvre, au vocabulaire minimaliste, se présente tel un vaste mur ajouré qui se déplace de manière quasi imperceptible au gré des mouvements du vent.

charleshenrifertin.free.fr

Élise Beaucousin

Avril-mai 2012

« Au Domaine de Kerguéhennec, à l’automne, j’exposerai un dessin à la mine de plomb présenté à la manière d’une carte sur un plan horizontal. Transparence, mouvement et symétrie : le dessin se déploie sur un plateau d’acier, invitant à parcourir les surfaces, les rassemblant par le regard, en s’immergeant dans un espace que j’aimerais insaisissable » Élise Beaucousin

Voir exposition automne 2012

Charles-Henry Fertin

Avril-juin 2012

Franck Gérard

Septembre 2011-septembre 2012

« Regard tendu, attentif au "presque rien", aux incidents passagers, mes instantanés captent une espèce de beauté qui n'apparaît qu'à la condition qu'on observe la nature et la vie dans ce qu'elles ont d'irréductiblement fragile et éphémère. Cette attention, qu'on peut dire minimaliste, est peut-être la manière la plus apte à mettre en évidence la dimension vitale du paysage. Le Domaine de Kerguéhennec a une forte dimension autarcique ; une nature à priori "sauvage" côtoie des cultures, un parc ou encore un arboretum. C’est une "île" où je serai captif d’un périmètre, une forme de quarantaine imposée par les seuils du domaine. À travers les saisons, je révèlerai, de septembre 2011 à septembre 2012, les usages de ce territoire physique et fictif dans ses dimensions sociales, politiques et environnementales. »

Franck Gérard, août 2012

Voir exposition automne 2012

Voir exposition Paysage(s)

www.franckgerard.eu

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