Claire Lesteven

Printemps 2015

"Dans un premier temps de repérage je serai à la recherche des percées visuelles dans le paysage du parc et des alentours pour trouver des lieux d’observation et de recul pour mieux découvrir les lointains.
Je travaille la prise de vue dans plusieurs directions simultanément et je guetterai les points de vue multiples et synthétiques.

Je compte commencer par une série de photographies avec mes appareils rudimentaires, allant du cylindre en carton à la citerne en bois qui me sert de laboratoire et de chambre noire ou de toute autre structure se tendant vers une vision panoramique.

Réfléchir comment montrer, installer, accrocher mon travail photographique dans le paysage où il sera produit et comment cela peut le faire évoluer aussi bien au niveau du sens que sur le plan technique.

Au cours de ce temps de résidence j’aimerais également préparer la citerne-camera-obscurae afin qu’elle puisse être visitée et que le public puisse découvrir ou simplement retrouver le plaisir de rentrer à l’intérieur de cet instrument optique qui permet d’obtenir une vue très proche de la vision humaine".

Claire Lesteven invite le public dans sa citerne-camera-obscurae dans le cadre de la Fête des enfants et présente ses photos au rez-de-chaussée du château du 28 juin au 1er novembre 2015 dans le cadre des expositions du Domaine.

A découvrir également dans le reportage sur le Domaine de Kerguéhennec et les expositions.

 

Marine Joatton

Printemps 2015

"Ma pratique artistique est fondée sur la spontanéité des gestes, l’improvisation des formes, l’écriture automatique.
Ma peinture parle de mes rêves, de mes sensations, de mes visions où la nature, la bête, le monstre ou les personnages fantasmagoriques ne sont jamais loin. Il en résulte des fables sans logique ni morale, construites par associations des formes, des couleurs et des matières avec une histoire, un paysage, qui se construisent au gré des effacements, ajouts et rapiècements.
A Kerguéhennec, j’ai l’intention de poursuivre cette discipline onirique et visuelle qui est celle qui m’anime dans mon atelier parisien. Chaque peinture (un carré d’un mètre quarante sur un mètre quarante) témoigne de mes impressions et de mes vagabondages au sein du domaine.
J’espère y produire une quantité de « jus de tête » drôlatiques et mystérieux… que chacun sera libre d’interpréter à la manière de contes, légendes et allégories dont la Bretagne est si riche".

www.joatton.com

 

Expositions du printemps 2015

1er mars - 31 mai 2015 - Du mercredi au dimanche, de 12h à 18h

A partir du 1er mars, Le Domaine de Kerguéhennec présente au printemps trois expositions monographiques : François Aubrun (peinture), Vincent Barré (sculpture), Clémence van Lunen (céramique).

 Ce sera aussi l'occasion d'inaugurer les 2 nouvelles sculptures du parc créées in situ par Roland Cognet et Matthieu Pilaud suite à leurs résidences respectives au Domaine en 2014.

François Aubrun (1934-2009)

C’est une invitation à découvrir, pour la plupart d’entre nous, un très grand peintre, encore trop peu connu. L’exposition retrace, à travers une cinquantaine de peintures et un ensemble de dessins, le parcours, de 1962 à 2008, d’un artiste qui a peint sans relâche, dans le silence et la solitude de son atelier, installé face à la montagne Sainte-Victoire, sur les hauteurs d’Aix-en-Provence, à l’endroit même où Cézanne venait travailler. A l’instar de son grand ainé, mais aussi de son ami Tal Coat, qui a vécu là durant les années 40, Aubrun a construit un œuvre nourri de la sensation de la chose vue, et en particulier du paysage. Il partage avec eux la même capacité d’abstraction, ou plus exactement d’extraction. Il saisit magnifiquement la mouvance du monde et des éléments tout en nous donnant le sentiment de leur permanence. Plusieurs peintures seront présentées dans la bergerie, en regard de celles de Tal Coat.

Vincent Barré

Vincent Barré investit les vastes volumes des écuries et le bassin de la cour d’honneur avec un ensemble de sculptures et de dessins. Bien que s’inscrivant formellement dans le champ de l’abstraction, ses sculptures ne sont pas sans évoquer des formes connues, des éléments d’architectures (colonnes, érigées ou tombées), ou des figures (troncs, torses). Elles constituent les éléments premiers (archaïques) d’un possible récit, où se forment des images qui dialoguent avec d’autres images d’autres époques et civilisations : le sens, qui ne se donne jamais immédiatement ni de manière univoque, se construit à travers la présence des œuvres dans l’espace et par l’expérience, mentale et physique, qu’en fait le visiteur qui déambule parmi elles.

Clémence van Lunen

Au rez-de-chaussée du château, parmi les ornements et les dorures des lambris, des fleurs dans des vases ou des pots… Rien de plus normal dans une telle maison, sinon que ces fleurs de grès émaillé, aux dimensions monumentales et aux formes jubilatoires, sont l’œuvre d’un sculpteur, Clémence van Lunen. Jamais ses céramiques qui flirtent non sans malice avec les arts décoratifs, ne deviennent des images ou des objets, tant la puissance du geste, parfois même dans son excès, et la pensée-sculpture établissent le primat de la forme. Ces fleurs-vases-pots semblent trouver naturellement leur place dans cet environnement domestique. Une manière magistrale de réinterpréter, et de ré-enchanter, dans un répertoire plutôt baroque, le décor néo-renaissant de la fin du XIXe siècle.

 

Tal Coat

exposition permanente (ouverte toute l'année, du mercredi au dimanche)

Dans la bergerie, c'est la collection Tal Coat constituée depuis 6 ans par le Département du Morbihan qui fait l'objet, depuis l'été 2013, d'une exposition permanente. Les visiteurs y découvrent une sélection de cet ensemble exceptionnel d'oeuvres de Pierre Tal Coat, figure majeure de la peinture du XXe siècle, sous la forme d'un parcours chronologique ponctué par des séquences thématiques.

Plus d'infos sur la collection départementale Tal Coat du Domaine de Kerguéhennec

Julien Parsy

Automne 2014

« Etre immergé dans son travail pendant plusieurs mois, est un privilège. La résidence au Domaine de Kerguéhennec, me permet de continuer mes recherches au contact de cet environnement unique, une nature puissante et onirique comme écrin à la manifestation artistique. Et même si mon travail ne s'aventure que très rarement sur le motif, les impressions paysagères et historiques du site influenceront la composition des tableaux peints à l'atelier de Kersusan ».

Matthieu Pilaud

De septembre à novembre 2014

« Pour cette résidence à Kerguéhennec, j'ai choisi d'investir un espace charnière, au carrefour de deux chemins, une petite clairière d'où s'élancent de grands arbres. J’envisage de réaliser une sculpture en bois avec un principe de suspension et un déplié de formes mimétiques. Les arbres seront les éléments constitutifs et soutenant, tantôt jalons, tantôt amers, ils participeront au développement de la forme et à sa faisabilité.
J'aime à penser que cette structure pourrait d'une certaine manière retracer les déambulations et les enchevêtrements de ces grands êtres, et leur déploiement ».  

http://www.matthieupilaud.com/

Voir Parc de sculptures

Bernard Peschet

De mi-août à mi-octobre 2014

"De longue date, mes visites d’expositions d’art, de sites patrimoniaux ou architecturaux sont accompagnées d’une activité de dessin.
Ces dessins, réalisés « au trait » et au stylo-bille noir s’inscrivent dans une sorte de tradition du dessin d’observation, sur des carnets que je fabrique moi-même à la taille d’une carte postale. Chaque page regroupe plusieurs dessins et les légendes des œuvres vues. L’ordre des visites conduit à une mise en page constamment négociée.
Le temps du dessin, face à l’œuvre observée ou à une partie de cette œuvre, permet d’établir une relation de familiarité, d’immédiateté, de proximité et une tentative de  compréhension des choix et des intentions de son auteur. Ces carnets sont comme des catalogues d’approche active de l’art, une mémoire de dialogue visuel face à l’art. L’invitation de pouvoir prolonger cette pratique en immersion au Domaine de Kerguéhennec est particulièrement stimulante. La durée de l’exercice, excédant très largement celle consacrée à une visite ordinaire, influera tant sur le regard que sur le dessin."

 

Roland Cognet

De mi-juillet à mi-août 2014

"En résidence au Domaine de Kerguéhennec, je travaille sur un projet de sculpture qui se dessine à partir d’un arbre abattu à la suite d’une forte tempête l’hiver dernier.
Cette bille de chêne aux dimensions très imposantes contient une mémoire du lieu et je souhaite l’utiliser dans un rapport sculptural et architectural avec le château et son mur d’enceinte.
J’entreprends aussi, pendant ce temps de résidence, une série de dessins en grands formats au fusain, en lien avec le végétal et mon travail de sculpture, profitant du contexte inédit de ce lieu, en poursuivant diverses autres recherches".

http://rolandcognet.fr/

Voir Parc de sculptures

 

 

 

Gabor Buda

De mai à mi-juillet 2014

Résidence dans le cadre du Programme Odyssée du réseau européen des Centres culturels de rencontre

"Abstraction and realism, photography and sculpture
four words which actually very important for me. 
I'm working with different medias, what I can describe with 
an abstract way of thinking
via photography, and a realistic idea of sculpture.
The photo is a way to sculpture, and a way to the abstraction from reality,
and sculpture is a way back to realism via abstraction.

Paraphrase of a 18th century representative portrait 
Is representing all written above; making abstract images, or images about sculpture;
and sculpture about images. The concept refers to the 18. century representative portrait tradition, with a twist in it: In the 18. century's representative busts made about rich or famous people. My models are random local people, so this might will be
the first time in the history that portraits about local citizens are placed in a representative way here in Chateau Kerguehennec".
20 mai 2014

 

Laurence De Leersnyder

De mi-avril à juin 2014

"Mon travail est souvent le fruit d’une rencontre fortuite qui s’opère dans l’intimité de l’atelier. Le point de départ se résume généralement à une simple envie de « faire ». Dès lors je manipule les matériaux autour de moi. J’expérimente, j’échoue, j’avance à tâtons. Jusqu’au moment où, au détour d’une manipulation, une relation inattendue se noue entre un geste et un matériau. La rencontre d’un geste avec un matériau, voilà le fondement de mon travail. Un face à face qui, dans le cadre de ma résidence au Domaine de Kerguéhennec, se verra troublé par une variable nouvelle, le lieu : une chapelle".

 

www.laurence-de-leersnyder.com

voir exposition été 2014

 

 

Jean-François Feuillant

De mars à avril 2014

"La première étape de mon travail a été de définir un lieu dans le parc. Situé au Sud, aux abords de la clairière, j’ai choisi cet endroit calme et reposant, ombragé et bercé par le bruit de l’eau. L’idée a été de créer une pièce in situ reproduisant à l’échelle 1/16 le plan de masse du château de Kerguéhennec, de l’écurie, de l’atelier de restauration et du bassin. Ces volumes redeviennent ainsi des modules que le public pourra s’approprier physiquement. Ils seront habillés symboliquement par les arbres tombés pendant la tempête de février et transformés pour l’occasion en lattes de parquet reprenant le motif dit « point de Hongrie » utilisé dans le château. Cette pièce ainsi conçue, sera surplombée par une horloge « comtoise » qui indiquera le temps. L’ensemble vieillira au rythme du balancier et du passage des visiteurs".

Voir exposition été 2014

Voir Parc de sculptures

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