Résidences —

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Gabrielle Conilh de Beyssac et Jules Guissart

D'avril à juin 2013

« L’exploration de la relation qu’entretiennent la sculpture ou le dessin avec l’espace est à la base de notre travail. L’espace fait de l’œuvre un événement situé et l’œuvre habite le lieu, en révèle les potentialités et les caractéristiques.

Nous tenons à solliciter le visiteur par nos sculptures ou dessins dans l’espace afin que son corps soit convoqué et qu’il devienne acteur, référent, joueur. Il est alors amené à renouveler son expérience sensible d’une forme, d’une matière, d’une masse, d’un mouvement, d’une relation, d’un espace.
Il s’agira pour nous, au sein du Domaine de Kerguéhennec et au cours de cette résidence, d’adopter les attitudes du pèlerin, du nomade, du bricoleur et du joueur qui sont toutes les quatre des postures attentives et respectueuses des spécificités d’un lieu, d’une situation, d’un espace ou d’une région particulière ».

http://gabriellecdb.com/

Voir exposition été 2013

Jean-Louis Gerbaud

D'avril à juin 2013

« Le support. Le plexiglas est suffisamment résistant pour que l’on puisse travailler là, longtemps, entre recouvrements et grattages. L’espace recherché est fonction de ce va et vient.

Le medium. La gomme laque, chargée ou non de pigments, a la particularité de contenir son propre solvant. Le dernier aplat passé dissout les couches précédentes, ce qui permet de retrouver la neutralité translucide du support.

Le dernier état proposé n’est pas celui d’un achèvement mais plutôt le dernier état d’un questionnement. »

 

Illés Sarkantyu

D'avril 2013 à avril 2014

« Depuis 2009, je travaille autour de questions de mémoire. Au Domaine de Kerguéhennec, je photographie et je filme, comme si je faisais un inventaire.
L'important pour moi est que l'œuvre que je crée soit un document utile. Je porte une attention égale aux multiples dimensions et usages de ce lieu : un parc peuplé de sculptures où déambulent des promeneurs et des joggeurs, un château devenu un centre d'art... Un lieu où cohabitent différentes activités : une ferme agricole expérimentale, un centre de formation, un atelier de restauration de sculptures ».

sarkantyu.com

Jean-Baptiste Moreira Bessa

De janvier à mars 2013

« Je travaille sur la signature sonore des lieux que je traverse ou que j'habite, et qui m'interpellent pour les différences qui apparaissent entre l'observation visuelle et l'observation par l'écoute. Jusqu'à présent ces lieux concernaient l'environnement urbain et ses déclinaisons. Le Domaine de Kerguéhennec va être pour moi l'occasion de me confronter à l'identité sonore du monde rural et de ses spécificités pour le restituer au travers d'une sculpture. Celle-ci servira alors de capteur, puis de diffuseur, en agissant comme filtre naturel une fois mise en relation avec le matériau sonore. »

jeanbaptistemoreirabessa.blogspot.fr

Frédéric Bouffandeau

De janvier à mars 2013

« Quelques semaines pour que je pose mon travail dans un atelier différent du mien, dans un environnement inhabituel. Trois mois pour que je fasse bouger les lignes de mes recherches, pour questionner la couleur, la forme, l’espace au travers d’expérimentations nouvelles dans un moment privilégié. Voilà mes intentions de départ, seul le temps et le travail et la patience vont permettre ces déplacements. »

www.fredericbouffandeau.webnode.fr

Voir exposition printemps 2013

Daniel Challe

De septembre 2012 à septembre 2013

L’histoire d’un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l’histoire de l’infini.
Elisée Reclus, Histoire d’un ruisseau

« Enfant j’aimais les rivières, je me souviens de leurs noms dans mon pays natal en Haute-Savoie : le Fier, le Chéran, le Thiou qui se jette dans le lac d’Annecy. Chaque rivière est singulière comme chaque arbre qui pousse au fil de son cours. C’est ce que découvre le pêcheur à la ligne, le promeneur ou le photographe en suivant son tracé dans le paysage. J’ai découvert la Claie au fil de mes promenades dans les Landes de Lanvaux, attiré par son magnétisme, sa beauté sereine, sa découverte dans les métamorphoses de la lumière. Elle prend sa source près de Saint-Allouestre, traverse le Domaine de Kerguéhennec avant de confluer dans l’Oust quelque soixante kilomètres plus loin à Saint-Congard. Je photographie la rivière et quelques personnages qui la fréquentent avec une chambre 4 x 5 inch, héritée des opérateurs du XIXe siècle, lentement, au fil des jours et des saisons et loin de l’agitation de notre monde. La rivière m’encourage, m’apprend, me prodigue ses dons. Plus j’avance dans mon travail de photographe, en vieillissant, plus je ressens le besoin de simplicité, de clarté, de cohérence, de paix. J’écoute les feuilles des arbres frissonner au bord de l’eau, la promesse de la beauté de la nature, cet infini du Voir qui est la tendresse accordée à notre monde et à ses paysages. » Daniel Challe, 2013

www.danielchalle.com

www.ddab.org/fr/oeuvres/Challe

Jonas Delhaye

D’octobre à décembre 2012

« Habiter un espace. Cette question qui s’est posée au Domaine fut finalement celle de la constituante même d’une résidence. Résider. Est venue cette impression claire qu’une résidence est bien sûr le temps du faire, mais formée et transformée par bien plus ; ce que l’on y vit, le temps que l’on traverse, les rencontres, visiteurs ponctuellement anonymes et faucon quotidien, le passage des couleurs caduques… Aussi, acceptant les occurrences, au-dedans de la résidence apparaissent les résidentes.

La notion d’habitat fait ainsi surface dans le processus de travail et me permet de questionner l’appréhension d’un lieu. La chambre noire construite à l’échelle du corps devient un objet nomade et modulable ; objet qui arpente, se fixe, repart, entre l’appareil de photographie et l’habitat, de toute manière une chambre habitée. Ici, la photographie est envisagée non pas dans la seule perspective de la production d’une image, mais comme une expérience corporelle et intime avec le paysage, quasi performative. »

www.jonasdelhaye.fr

Benoît Sicat

D’octobre à décembre 2012

« Le Domaine de Kerguéhennec m'invite dans le grand atelier de Kersusan. L'occasion pour moi de me replonger dans la peinture. Je travaille sur le feuillage, profitant de l'automne et des arbres qui m'entourent. Je peins sur des toiles grand format que je morcelle comme autant de feuilles libres. Je recherche la vibration de la lumière, les jeux de masses, de couleurs, de transparence de questions paysagères et picturales. »

benoitsicat.blogspot.fr

Julien Laforge

Juillet-septembre 2012

« L’observation du vivant est à l'origine du projet pour Kerguéhennec mais également l'observation des formes industrielles et technologiques qui exploitent ce vivant, celle de l'agriculture et de l'élevage. Le site du domaine est implanté dans un paysage agricole particulier, qui regroupe des activités d'élevage industriel, de grandes parcelles cultivées par la station expérimentale Arvalis et un ensemble de structures bâties (coopératives agricoles) Toutes ces activités ont façonné le paysage et lui confère un visage symptomatique de nouvelles manières de consommer et d'habiter. Le domaine et son château s'inscrivent au centre de cet environnement mais les limites restent poreuses. […] Les nouvelles formes d'agriculture questionnent activement le paysage et n'ont de cesse de remettre en question l'organisation et la composition des structures parcellaires. C'est dans cette remise en question du site et dans la proposition d'une malléabilité du paysage que se place ma proposition pour le parc. » Julien Laforge, juillet 2012

Voir exposition automne 2012

Voir Parc de sculptures

Élodie Boutry

Juin-septembre 2012

« Mon travail consiste à interroger l’interactivité entre la peinture et l’espace, utilisant des formes et des couleurs, souvent par bichromie, sans signe de facture.  Le processus de création, suppose tout d’abord de déterminer l’espace de travail. Il s’agit ensuite d’installer un territoire, une surface de peinture, en combinant invasions, légèreté et efficacité. Ce dispositif est donc déterminé par les caractéristiques et/ou les contraintes architecturales d’un espace, in situ, au sens où cette notion implique un lien entre la peinture et l’architecture. En peinture, je m’intéresse tout particulièrement à la question du rythme, et notamment au concept de rupture. Ce moment où, que ce soit dans le temps ou dans l’espace, le rythme change, évolue, bascule ou en rencontre un autre. » Élodie Boutry, août 2012

Voir exposition automne 2012 

et exposition printemps 2013

elodieboutry.blogspot.fr