Architecture

Un patrimoine historique et architectural

Lieu d’exception en Bretagne, le Domaine de Kerguéhennec est le témoin de plusieurs siècles d’histoire. Protégé au titre des monuments historiques, ce patrimoine remarquable a été acquis en 1972 par le Département du Morbihan. 

Le château


Ce château, surnommé le Versailles breton, est à découvrir au sein d’un parc de 175 hectares bordé d’un plan d’eau. Construite au début du XVIIIe siècle mais modifiée et modernisée ensuite, cette bâtisse de prestige présente des traits classiques au cœur d’un parc aux courbes et choix esthétiques propres aux goûts de la fin du XIXe siècle.
>> Découvrez le château autrement grâce à la visite "Découverte de la vie quotidienne au château" 

Les communs


S’agissant des communs qui ferment la cour d’honneur, on explique leur taille par l’importance de la fonction agricole au XVIIIe siècle. Dans le commun Ouest se tenaient, entre autres, la boulangerie, la buanderie mais aussi et surtout, la chapelle du château, au bout du bâtiment. De l’autre côté du commun, on peut voir une arcade ogivale où sont sculptées les armes des Hogguer, vers 1710. Les communs Est, quant à eux, correspondait aux écuries, elles contenaient des mangeoires en marbre, une sellerie et une remise des voitures. 

Le colombier et les bouches à feu


Dans un souci de symétrie, l’ancien colombier, transformé en logement de jardinier, faisait face et répondait à la chapelle de Saint-Henri, située dans le commun Ouest. Au Sud du bâtiment, quelques bouches à feu du XVIe ou XVIIe siècle, encore visibles, témoignent des attributs défensifs de l’ancien manoir.

Le puits entre les communs


Le vestige le plus ancien du domaine est un puits du XIIe siècle prenant place entre les communs Est et la bergerie.

La Chapelle de la Trinité à Kersuzan


Située à l’Est du château, la chapelle de la Trinité a beaucoup souffert pendant la Révolution où tout fut pillé, saccagé, enlevé. Elle fut reconstruite en 1851 à l’initiative du comte de Janzé, alors propriétaire de Kerguéhennec. La fontaine de la Trinité fut rénovée à la même époque.
Dévorée par l’humidité, la chapelle tomba en ruine au milieu du XXe siècle. Elle sera rachetée par le Département du Morbihan en 1972, et bénéficiera d’une restauration complète. 

Le hameau de Kersuzan


A quelques mètres de la Chapelle de la Trinité, le hameau de Kersuzan constitue l’un des plus anciens vestiges du château puisqu’il remonte au XVIe siècle. On trouve deux habitations qui disposaient d’une grange et d’une ancienne étable. La petite maison aurait probablement servi de logement au prêtre desservant la chapelle. Aujourd’hui, Kersuzan est un lieu d’hébergement pour les artistes en résidence à Kerguéhennec.

Le hameau de Tréhardet


Situé à l’Ouest du château, le hameau de Tréhardet a probablement été occupé à l’époque néolithique comme éperon fortifié. Il fut le siège d’une seigneurie mentionnée au XVe siècle, rattachée à Kerguéhennec au cours du XVIIe siècle.

Le Moulin du Roc


A l’extrémité Sud de l’étang, le Moulin du Roc fut édifié au XVIIe siècle, puis agrandi en 1786, comme l’indique la porte en pignon. Ce bâtiment comportait 3 roues alimentées par-dessus et entrainant chacune une meule

Le lavoir


En contrebas du château, près de l’étang, prenait place une fontaine ancienne associée à un lavoir. Sur le cadastre napoléonien, les terrasses qui la surplombent sont appelées « promenade du château ». Un peu plus au Sud, un « champ de l’horloge » indiquait un cadran solaire posé sur pied.

La citerne octogonale de Cléhury (XVIIe)


La citerne octogonale de Cléhury, située au Sud du Domaine, date du XVIIe siècle. Elle alimentait les puits à proximité du château.